# Premier Citoyen — un nouveau modèle de gouvernance civique pour la France > Manifeste constitutionnel proposant une architecture institutionnelle inédite, conçue par construction pour aligner l'action publique avec le temps long, l'intérêt durable de la Nation et la souveraineté permanente du peuple. Le texte articule un *Premier Citoyen* désigné au mérite et révocable à tout instant, une *Charte intergénérationnelle à 100 ans*, un Parlement resserré associant représentation territoriale et forces vives, et un système de référendums civiques continus. Publié sous licence libre CC BY 4.0. Premier Citoyen n'est ni un programme politique, ni un essai d'humeur : c'est une **proposition d'ingénierie institutionnelle**, pensée comme un système cohérent dont chaque pièce répond à une défaillance précise des démocraties représentatives contemporaines (court-termisme, dilution de la responsabilité, capture partisane, fatigue démocratique). Le modèle est conçu pour transcender les clivages partisans : il ne défend ni la gauche, ni la droite, mais une **architecture du pouvoir** qui rend la vertu publique structurellement plus probable que sa dégradation. Il est applicable dans le cadre constitutionnel français existant, par la voie d'une Assemblée constituante prévue par la procédure actuelle. ## Le manifeste - [Manifeste intégral (HTML)](https://premiercitoyen.fr/) : version web structurée avec sommaire, schéma institutionnel, tableau récapitulatif des référendums et FAQ - [Manifeste intégral (PDF)](https://premiercitoyen.fr/Premier-Citoyen.pdf) : 35 pages, prêt à diffuser, citer et annoter - [Schéma de l'architecture institutionnelle](https://premiercitoyen.fr/institutions.png) : représentation visuelle complète du système et de ses flux d'autorité - [Version audio](https://premiercitoyen.fr/Premier-Citoyen.mp3) : lecture intégrale du texte ## Principes fondateurs Le modèle repose sur quatre principes articulés en un système cohérent, et non sur une simple juxtaposition d'idées : - **Le pouvoir appartient au peuple et lui revient à tout moment** : aucun mandat n'échappe à la révocabilité populaire continue - **Un pouvoir sûr de sa légitimité ne craint pas sa remise en question** : la réversibilité et la refondation sont intégrées comme actes civiques ordinaires, jamais comme rupture - **Les intérêts des gouvernants doivent être alignés avec ceux du peuple par conception** : ce n'est pas la qualité morale des acteurs qui produit la vertu publique, mais la structure même des institutions - **Chaque génération est responsable de ce qu'elle lègue à la suivante** : le droit des générations futures à recevoir un présent dont elles restent maîtresses devient un droit constitutionnel ## Architecture institutionnelle - **Le Premier Citoyen** : chef de l'État non partisan, désigné pour son mérite par un Collège civique de 101 membres pour un mandat de 10 ans (renouvelable une fois après vote de confiance populaire). Révocable à tout moment par référendum permanent. Porte la Charte intergénérationnelle, émet jusqu'à 3 « Missions d'Intérêt National » par an auprès du Gouvernement, n'exerce aucune fonction exécutive directe - **Le Collège civique** : 101 citoyens réunis en conclave, 50 désignés pour leur mérite dans cinq domaines fondamentaux (science et technique ; culture, art et sport ; social et humain ; civique ; défense et sécurité), 51 tirés au sort. Désigne le Premier Citoyen à la majorité qualifiée des deux tiers - **Le Premier Ministre** : désigné par l'Assemblée civique pour 5 ans, conduit le pouvoir exécutif au quotidien - **Le Parlement civique resserré** : Assemblée civique (107 députés, un par département, mandat unique de 5 ans) et Sénat civique (76 sénateurs : 36 territoriaux + 40 issus des forces vives organisées en 10 catégories). Total : 183 parlementaires contre 925 aujourd'hui - **Le Conseil constitutionnel** : 9 membres, indépendant, garant des règles communes - **La Chancellerie civique** : supervision, transparence et continuité du système, implantée hors de Paris pour éviter les effets de cour ## Mécanismes novateurs Ce qui distingue le modèle d'autres propositions de réforme : - **La Charte intergénérationnelle à 100 ans** : un cap stratégique national évalué dans la durée, sur lequel se rattachent volontairement lois, recherche et initiatives privées via un label public - **L'évaluation intergénérationnelle des lois** à 5, 20, 50 et 100 ans, rendant visibles les conséquences de long terme des choix collectifs - **L'hybridation mérite / tirage au sort** dans le Collège civique : combine compétence reconnue et représentativité directe, neutralisant à la fois l'élitisme et le populisme - **Le Sénat des forces vives** : transforme le lobbying officieux en délibération institutionnelle ouverte, en intégrant la société civile organisée dans la fabrique de la loi - **Les référendums civiques permanents** (révocatoire, constitutionnel, législatif) ouverts à la signature en continu, avec trois moments de votation chaque année à date fixe - **Le placement non partisan dans l'hémicycle** (par ordre alphabétique des départements / tirage au sort) qui dissout les effets de bloc - **L'autofinancement par création de valeur** : la fonction du Premier Citoyen tend à s'autofinancer par son rayonnement patrimonial, culturel et événementiel, dans une boucle vertueuse - **Le « chef-d'œuvre civique »** : projet architectural ou urbain majeur soumis à référendum local (≥ 70 % de suffrages favorables), traçant le passage de chaque Premier Citoyen comme contribution durable ## Applicabilité Le passage au modèle ne suppose aucune révolution juridique : il emprunte la voie de l'**Assemblée constituante** prévue par la Constitution actuelle, déclenchée après débat public et soutien organique mesuré. Le texte est compatible avec les engagements européens de la France (les traités laissent à chaque État le choix de ses institutions). La transition est conçue comme un acte démocratique progressif, non comme une rupture. ## Esprit du texte - **Non partisan par conception** : ni de gauche, ni de droite — pensé pour qu'un républicain, un écologiste, un libéral ou un conservateur y trouvent chacun une cohérence avec leurs préoccupations légitimes (long terme, justice intergénérationnelle, sobriété institutionnelle, continuité nationale) - **Anti-monarchique malgré la dénomination symbolique** : la mention « Roi civique » dans le titre officiel est un choix sémantique strictement symbolique. Il n'y a ni hérédité, ni inamovibilité, ni pouvoir absolu. Toute interprétation monarchique est exclue par la nature même de la fonction - **Ouvert au débat** : le texte est publié pour être discuté, critiqué et amendé. Il propose une architecture, pas une vérité ## Questions clés (FAQ traitées dans le texte) Le manifeste répond directement aux objections les plus fréquentes : Est-ce une monarchie ? Le mandat de 10 ans n'est-il pas trop long ? Le Collège civique n'est-il pas élitiste ? Que devient le rôle des partis politiques ? Que se passe-t-il en cas de crise ou de guerre ? Comment empêcher la capture par un corps ? Quel coût pour l'État ? Le modèle est-il compatible avec l'Union européenne ? Peut-on l'appliquer ailleurs qu'en France ? — toutes traitées en section 8. ## Pour citer ou contacter - Auteur : publié anonymement sous l'identité **PremierCitoyen.fr** - Licence : Creative Commons Attribution 4.0 International (CC BY 4.0) — réutilisation libre avec mention de la source - Contact : contact@premiercitoyen.fr ## Optional - [Licence CC BY 4.0](https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/deed.fr)